RÉSUMÉ
Qui pourrait contester qu’une société sans paix n’est pas pérenne, condamnée qu’elle est à s’affaiblir, à se défaire, à imploser puis à disparaître ? Comment faire toutefois pour affermir, établir ou rétablir cette paix, qui associe sans violence les individus à la collectivité, les individus entre-entre eux au sein d’une communauté pouvant aller de la famille à la scène internationale, en passant par l’entreprise. Que l’on se positionne à l’échelle des États, des corps collectifs, de l’individu sujet de droit, c’est bien du rapport d’altérité qu’il est question. Quels sont donc les instruments et mécanismes les plus à même de prévenir et d’éviter durablement l’émergence ou la résurgence de la conflictualité entre les individus, les communautés et en dernier ressort entre les peuples ? Pour être efficiente, la paix doit-elle être envisagée comme perpétuelle au stade de sa conception ou plus modestement assumée dans son caractère provisoire ? Reste que pour être établie ou rétablie juridiquement, la paix ne peut se contenter de théories et de principes : elle doit aussi reposer sur des acteurs et des instruments. Dans l’ordre international comme dans l’ordre interne, quels sont les différents types d’acteurs (arbitres, avocats, diplomates, juges, médiateurs) qui, parce qu’autorités tierces au conflit peuvent se révéler vecteurs ou faiseurs de paix ?
Cette journée d’étude entend apporter des réponses à ces questionnements. Pour ce faire, elle envisage de cerner les contours fuyant de la juridicité de la notion de paix, qui déborde largement le champ du droit. En la restituant dans le temps et dans l’espace, il s’agira de revenir sous des angles particulièrement originaux sur les notions, acteurs, institutions et procédures de droit interne et international, tant public que privé, au cœur de la conception et du maintien d’une paix qui se gagne autant qu’elle se défend.
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Colloque réservé aux étudiants, doctorants et personnels de l’Université de Lorraine.
